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il y a 22 jours|17.8K vues

La petite Mia et sa mère retrouvées ce matin - Pour le procureur de Nancy : "C'était une action extrêmement bien préparée, comme une opération militaire"

Jeanmarcmorandini.com
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Les enquêteurs ont pu retracer le parcours de la mère et la fille, depuis l’enlèvement par ruse survenu au domicile de la grand-mère mardi dernier. Trois des hommes soupçonnés d’avoir participé à l’enlèvement de Mia « ont accompagné la mère et l’enfant pour le franchissement à pied de la frontière franco-suisse ». La fillette et sa mère ont ensuite été prises en charge par un homme, « pour les déposer dans un hôtel à Estavayer-le-Lac où elles passeront la nuit du 13 au 14 avril ».

« Puis elles prendront un taxi pour Neuchâtel où une femme sympathisante du mouvement va les héberger dans la nuit du 14 au 15, avant qu’elle les conduise jusqu’au squat », précise François Perain. Elles ont été retrouvées ce dimanche matin dans une « usine désaffectée ». Mia « est en bonne santé » et va être remise à sa grand-mère, a rassuré François Pérain.

« Près de deux cents gendarmes sont intervenus à un titre ou un autre dans le cadre de cette enquête menée depuis le 13 avril », a précisé le magistrat, en les remerciant. La procédure Alerte enlèvement avait été déclenchée mardi 13 à 21 heures pour tenter de retrouver la petite fille brune, enlevée sans violences par trois hommes, au domicile de sa grand-mère. Cette alerte avait été levée trois heures plus tard comme le prévoit la procédure.

Cinq hommes mobilisés « contre la dictature sanitaire » Les ravisseurs s’étaient fait passer pour des représentants de la protection de l’enfance afin de mettre en confiance la grand-mère maternelle de l’enfant, désignée tiers de confiance par le juge des enfants et qui l’accueillait depuis quelques semaines. Ils avaient ensuite emmené Mia sans violence. Cinq hommes soupçonnés d’être les ravisseurs ou d’avoir participé à la préparation du rapt ont été interpellés en France. Ils sont en cours de présentation à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, avaient baptisé leur action, « opération Lima ».

Quatre d’entre eux ont reconnu avoir participé à l’enlèvement, un autre à sa préparation, selon le procureur de Nancy. Ils sont « inconnus de la justice, [se sont] rencontrés via les réseaux sociaux », et « partagent une même communauté d’idées : contre l’Etat, ils sont mobilisés contre ce qu’ils appellent la dictature sanitaire »

. Ce groupe pense « que les enfants placés dans le cadre de la protection de l’enfance sont enlevés injustement à leurs parents […]. Ils pensent également qu’il faut agir pour restituer ces enfants à leurs parents », selon le magistrat. « L’expédition a été organisée avec une phase préparatoire », a détaillé le procureur de la République de Nancy.

Pendant cette phase, l’un des protagonistes, surnommé « Bouga » sur les réseaux sociaux, avait « acheté des talkie-walkies et des téléphones portables ».

« Un budget de 3.000 euros a été dégagé pour assurer les frais courants, l’essence, les péages… mais également pour qu’une partie de cet argent soit remise à la mère de l’enfant », a-t-il encore relaté.

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