“Les masques tombent”, fustige Emmanuel Macron devant la presse

  • le mois dernier
"Les masques tombent" et "la bataille des valeurs éclate au grand jour" en vue des législatives anticipées, a lancé Emmanuel Macron ce mercredi lors de sa conférence de presse organisée trois jours après la dissolution de l'Assemblée nationale. Le président de la République s'en est pris aussi bien à la droite qu'à la gauche. Aussi bien à Éric Ciotti qu'à La France insoumise (LFI).

Après avoir "pris acte d'un blocage" à l'Assemblée nationale, la dissolution "permet seule la clarification des choses", a-t-il dit, en pointant du doigt l'alliance du LR Eric Ciotti et du RN. Et d'insister : "La droite tourne le dos en quelques heures à l'héritage du général de Gaulle, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy."

Il a, en outre, accusé LFI d'avoir créé un "désordre parfois constant" et "inquiétant" au palais Bourbon, reprochant en outre à "l'extrême gauche" "antisémitisme" et "antiparlementarisme".

"Nous avons des alliance contre nature aux deux extrêmes", pointe, en somme, Emmanuel Macron. Le président de la République tacle ainsi l’alliance entre LR et le RN, annoncée par Eric Ciotti ce mardi mais à laquelle se refuse de nombreux membres des Républicains.

Il fustige également que les quatre principaux partis de gauche (LFI, PS, Ecologistes, PCF), ainsi que le mouvement Place publique de Raphaël Glucksmann et Générations, appellent eux à "des candidatures uniques dès le premier tour". Les contours de leur programme commun sont en cours d'élaboration.

Dans ce cadre, Emmanuel Macron a dit mercredi souhaiter, "avant ou après" les élections législatives anticipées, un rassemblement de ceux qui auront "su dire non aux extrêmes", pour "bâtir un projet en commun sincère et utile au pays" pour "gouverner".

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