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Charles Consigny: «Concernant Damien Abad, je défends la présomption d’innocence»

Lopinion.fr
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Durant la présidentielle, Valérie Pécresse a eu du mal à se faire une place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. La candidate n’a obtenu que 8% des voix dans les Yvelines, son propre département, où Charles Consigny est désormais candidat Les Républicains pour les législatives. « Je pense que, lors de la présidentielle, les Français ont eu peur au dernier moment d’un second tour opposant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, explique notre invité. Il y a eu un réflexe de vote utile. Certains qui auraient voulu voter pour Valérie Pécresse se sont précipités pour voter Emmanuel Macron mais j’ai le sentiment que ce qu’il fait depuis sa réélection ne convient pas à tout le monde. Son grand écart, qui va des indigénistes à Gérald Darmanin, est inquiétant ! »

Mais le contexte des législatives sera-t-il vraiment différent de celui de l’élection présidentielle alors que Jean-Luc Mélenchon et la Nupes semblent occuper largement l’espace médiatique ? « Dans ma circonscription, je pense que la Nupes n’a aucune chance d’être au second tour, répond Charles Consigny. Sur le plan national, je constate avec un peu de regrets qu’Emmanuel Macron a besoin d’épouvantails pour gagner. Il ne sait pas gagner sur l’adhésion à ce qu’il propose puisqu’il ne propose rien. En revanche, un jour il agite le péril brun, un jour il agite le péril rouge et il pense effrayer les Français et les amener à lui par la peur. Je trouve ça regrettable. »

A peine constitué, le gouvernement est sous pression après les accusations de viol portées à l’encontre de Damien Abad, ministre des Solidarités et de l’autonomie. Faut-il privilégier la dimension juridique et donc la présomption d’innocence ou tenir une ligne de conduite politique de principe de précaution pour protéger les femmes, comme le demande par exemple Sandrine Rousseau ? « Comme avocat, je défends toujours la présomption d’innocence, explique Charles Consigny. C’est un principe fondamental et je suis contre le tribunal médiatique. Je constate cependant qu’Emmanuel Macron est là encore dans un double discours total. Il nous a expliqué que la grande cause de son quinquennat serait l’égalité hommes-femmes, la condition des femmes mais on voit que c’est de la communication et qu’il fait exactement ce qu’il veut (…) Mais moi, je défends la présomption d’innocence et je ne demande pas la démission de Damien Abad. »

Dans un autre registre, la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Education nationale fait polémique dans les rangs de la droite. Le simple fait d’être « spécialiste des minorités » fait-il donc de Pap Ndiaye un ennemi de l’universalisme républicain ? « Sauf erreur, il participait quand même à des réunions non-mixtes, déplore Charles Consigny. Il pousse sa spécialité assez loin ! Cette nomination fait polémique car cela illustre le fait qu’Emmanuel Macron ne croit en rien (…) Aujourd’hui, il a substitué à Jean-Michel Blanquer, chantre de l’universalisme le plus républicain, son extrême inverse (…) La ligne de Pap Nd

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