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il y a 4 mois

Christiane Taubira, un projet qui ressemble à s'y méprendre à ceux de ses concurrents

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Christiane Taubira, un projet qui ressemble à s'y méprendre à ceux de ses concurrents
Un épais brouillard d'hiver s'est levé sur Lyon. Glacé. Tranchant. Un symbole s'offre à nous : ce samedi 15 janvier, le destin de la gauche va s'embrumer un peu plus, ses divisions s'affûter. C'est ici, au détour d'un virage qui grimpe la colline de la Croix-Rousse, que Christiane Taubira a donné rendez-vous. C'est ici aussi, il y a presque 200 ans, que les canuts - des ouvriers de la soie - se révoltèrent contre le roi Louis-Philippe, réclamant de "vivre en travaillant ou mourir en combattant". Un symbole, encore un. L'ancienne garde des Sceaux est venue mettre fin au faux suspense qu'elle a installé en décembre. "Je suis candidate à la présidence de la République", lance-t-elle fièrement du haut de l'Aventin lyonnais.  Quelque 300 personnes se pressent sur la place, emmitouflées dans les manteaux pour contrer le froid. Quelques fenêtres s'ouvrent depuis les bâtiments qui entourent la place, des badauds se pressent sur les balcons ou descendent du marché de la Croix-Rousse un peu plus haut pour écouter la nouvelle candidate de la gauche, encore une. Dans une harangue bien calme pour un lancement de candidature, Christiane Taubira se justifie : "Je vois, j'entends les colères face aux injustices et aux discriminations et sur lesquelles s'ajoutent des paroles de mépris. Nous aurions pu devenir fatalistes mais je vois des espoirs obstinément entretenus." Elle ne s'excusera pas d'être la sixième candidate à gauche, elle dit avoir entendu des exigences, de justice et de démocratie, et elle s'engage dans l'élection présidentielle pour les "satisfaire". 

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