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il y a 4 mois

«Emmerder les non-vaccinés» : les débats sur le passe vaccinal suspendus après les...

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«Emmerder les non-vaccinés» : les débats sur le passe vaccinal suspendus après les...
Décidément, il est désormais écrit que rien ne se passera comme prévu avec l’examen du projet de loi censé introduire le passe vaccinal. Rarement l’atmosphère a été aussi électrique au Palais Bourbon. Il s’agit de la conséquence directe de l’interview accordée par le président de la République à nos lecteurs, publiée mardi soir sur notre site Internet.Les élus de l’opposition n’ont pas supporté les mots d’Emmanuel Macron, adressés aux Français qui n’ont à ce jour toujours pas reçu une seule dose de vaccin. « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a assuré Emmanuel Macron dans nos colonnes.De quoi chambouler une nouvelle fois les débats à l’Assemblée, perturbés cette nuit par plusieurs suspensions de séance. Les échanges, déjà très tendus sur le passe vaccinal, ont très rapidement été occultés par les mots présidentiels.« Un président ne peut pas tenir les propos qui ont été tenus », a lancé Christian Jacob, président des Républicains. « Je ne peux pas cautionner un texte qui vise à emmerder les Français ». De son côté, le communiste Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle, s’est interrogé sur « les intentions réelles du gouvernement ». Le projet de loi sur le passe sanitaire « est-il un texte pour plus emmerder ? ou moins emmerder ? » les Français, a-t-il demandé.Et les tablettes de l’Assemblée nationale ont claqué lorsque Olivier Véran a pris le micro. Le ministre de la Santé, interpellé par les communistes, martelait alors sous les huées l’intérêt de la vaccination. Il a finalement été coupé par le président de séance, jugeant la situation intenable. La séance a alors été suspendue pour la deuxième fois consécutive. Les élus de l’opposition ont fini par demander des explications en réclamant la venue du Premier ministre Jean Castex. « On attend depuis 1h30 ... c’est Incroyable, une expérience que je n’avais pas vécue depuis mon premier mandat en 2007, raconte le député LR Philippe Gosselin. Le garant de l’unité de la Nation ne devrait pas tenir de tels propos, ce n’est pas digne de la fonction présidentielle. C’est de la provocation institutionnalisée », poursuit-il. En attendant, à 1h30 du matin, les débats étaient toujours à l’arrêt.

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