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Cévennes : Toujours pas de traces ce matin du jeune homme qui a abattu, hier, son patron et un collègue dans la scierie du village des Plantiers

Jeanmarcmorandini.com
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Toujours pas de traces ce matin du jeune homme qui a abattu, hier, son patron, avec lequel il était en conflit, et un collègue qui s’était interposé, dans la scierie du village cévenol des Plantiers. L’homme, toujours activement recherché, a pris la fuite dans la forêt voisine.

Le tireur présumé, âgé de 29 ans et licencié dans un club de tir, a une « personnalité très particulière, très procédurière », a précisé le procureur d’Alès, François Schneider, évoquant « un comportement assez inquiétant de type paranoïaque » depuis quelque temps, lors d’un point-presse. Il avait connu des conflits avec l’ancien maire du village et « était également en conflit avec son employeur pour des problèmes d’horaires de travail », a ajouté François Schneider.

Sur la base du témoignage direct d’un troisième employé de la scierie qui a assisté à la scène, le magistrat a dressé un récit glaçant des faits : vers 8 heures, « l’employé n’a pas salué son patron qui le lui a fait remarquer, mais gentiment.

A ce moment-là, le mis en cause a sorti une arme de poing et a immédiatement ouvert le feu, le tuant de plusieurs balles dans la tête. » « Un des employés a tenté de s’interposer, sidéré par la situation », et il lui a aussi tiré dans la tête le tuant sur le coup. Le témoin a donné l’alerte peu après.

Le mis en cause « est rentré chez lui, aurait récupéré une arme et serait reparti dans la forêt », où des centaines de gendarmes le recherchaient toujours en fin d’après-midi, a conclu le magistrat. Dans l’après-midi, dans cette zone boisée où plusieurs routes ont été coupées, quelque 200 gendarmes, dont des membres du GIGN, étaient déployés pour le retrouver, appuyés d’une équipe cynophile. Et dans le ciel, six hélicoptères survolaient le secteur pour retrouver le fugitif.

« Nous sommes en plein dans les Cévennes, la densité est assez faible, les étendues sont boisées et assez escarpées. Le terrain de chasse est assez important, c’est une très grande surface boisée dans laquelle il a pu se réfugier », a souligné le colonel Bertrand Michel, de la section de recherche de Nîmes, qui s’est exprimé aux côtés du procureur d’Alès.

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